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Le secteur du journalisme

Orientation scolaire et professionnelle : Le secteur du journalisme

Un métier dans la Communication ou l'Information ? Découvrez ce vaste domaine et comment parvenir à faire son trou dans ce milieu.
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Les métiers de l'Information et de la Communication Information et communication sont deux secteurs qui attirent de nombreux jeunes sans qu'ils en connaissent toujours les réalités.

Les journalistes recueillent des informations, en vérifient les sources et les mettent en forme pour les rendre accessibles au public tandis que les pros de la communication visent une cible. Ces deux secteurs ont, malgré tout, quelques similitudes : ils impliquent une excellente culture générale et si, pour chacun, il existe des formations spécialisées, les filières généralistes (Sciences Po ou grandes écoles de commerce) sont toujours appréciées par les employeurs.

Autre ressemblance : les places sont assez rares et il est conseillé de profiter des relations personnelles nouées lors des stages. Une bonne nouvelle : ces secteurs ont en commun d'avoir attrapé le virus du web. La presse et les entreprises se tournent vers les nouvelles technologies; une aubaine à saisir pour les jeunes pros du journalisme et de la communication maîtrisant l'Internet.

Journalisme


Grand reporter, J.R.I., correspondant à l'étranger, présentateur du journal télévisé, rédacteur, critique littéraire, chroniqueur judiciaire, journaliste sportif, secrétaire de rédaction... tous sont des journalistes.

Ce terme générique recouvre donc une multitude de professions très différentes selon les employeurs, les supports, les statuts et même les compétences. Beaucoup de jeunes épris de voyages et d'aventures s'imaginent en grand reporter s'activant à l'autre bout du monde en quête du scoop de l'année. Il est bon de rêver, mais la situation est toute autre : il y a évidemment ceux qui bougent et vont chercher l'information (mais les déplacements coûtent cher et on privilégie l'expérience) et ceux qui la retranscrivent assis dans un bureau, c'est-à-dire les sédentaires qui représentent l'essentiel des effectifs de la presse écrite.

Ils travaillent aussi dans l'ombre à la télé et à la radio. En outre, la concurrence est acharnée pour figurer parmi les élus. Rapidité d'esprit, grande curiosité, rigueur de l'information, dynamisme, disponibilité, absence de préjugés, motivation, une bonne plume... constituent les qualités de base du journaliste. Ajoutons que chaque média a ses particularités et c'est au journaliste de s'y adapter. Les journalistes travaillent dans la presse écrite qui comprend les périodiques (46,7 %), les quotidiens de province (19,2 %), les quotidiens parisiens (8,8 %) ainsi que dans les agences de presse (7,8 %), à la télévision (10 %) et à la radio (7,5 %).  

Soulignons qu'un journaliste sur trois est une femme, toutefois elles sont inégalement réparties selon les publications et les secteurs et sont en position fragile car 19,2 % des femmes sont pigistes (contre 15,2 % pour les hommes).

Un journaliste sur deux a moins de quarante ans et deux sur trois résident en région parisienne du fait de la centralisation très poussée des titres et groupes de presse sur Paris.

Le journalisme est une profession ouverte aux débutants : elle en a accueilli 2 100 en 1999 (pas tous issus des écoles reconnues qui n'en forment que 300 par an), les évolutions (et opportunités) technologiques offrent de nouvelles perspectives.

Les créneaux les plus porteurs sont la presse magazine, la presse quotidienne régionale, les nouvelles chaînes de télévision et l'Internet.

Il n'en demeure pas moins que la profession se précarise. Des postes certes, mais le nombre de pigistes ne baisse pas. Le travail "à la pige" apparaît pour les débutants comme le passage obligé pour se faire une place dans le métier. C'est le moyen de tester un futur collaborateur avant de l'engager et aussi de réduire les coûts pour les entreprises de presse.

Stages et C.D.D. constituent également un mode d'entrée courant même pour les diplômés qui ne doivent pas s'attendre à signer d'emblée des articles dans les quotidiens parisiens, mais peuvent mettre deux ou trois ans avant de décrocher un poste stable.

Pour devenir journaliste, la voie royale est de décrocher le diplôme d'une des écoles reconnues par la profession, c'est-à-dire agréées par la Convention nationale des journalistes. Les diplômés issus des I.E.P. sont également appréciés. Pour les postes spécialisés dans un secteur précis (économie, droit...) une formation supérieure dans ce domaine est souhaitable.

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